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Hosni Moubarak, l’ancien président égyptien, n’est plus

Hosni Moubarak

Hosni Moubarak, l’ancien président autocratique d’Egypte, dont la mainmise sur le pouvoir a été brisée et la place dans l’histoire bouleversée par un soulèvement public contre la pauvreté, la corruption et les tactiques policières répressives qui ont défini ses 30 années de mandat, est décédé mardi. Il avait 91 ans.

Sa mort a été confirmée par la télévision d’État.

M. Moubarak a passé la plupart de ses dernières années à l’hôpital militaire de Maadi, dans le sud du Caire, sous bonne garde dans une salle donnant sur le Nil, alors qu’il luttait avec défi contre les accusations de corruption et de complicité de meurtre portées contre lui devant les tribunaux. Il a finalement été libéré le 24 mars 2017, après avoir été condamné dans une seule affaire relativement mineure, et a traversé la ville pour se rendre à son manoir dans le quartier aisé d’Héliopolis.

En octobre dernier, il a fait une rare apparition dans une vidéo publiée sur YouTube où il partageait ses souvenirs de la guerre d’Égypte contre Israël en 1973, lorsqu’il commandait l’armée de l’air égyptienne. C’était la première fois qu’il s’exprimait devant une caméra depuis son éviction lors du Printemps arabe en 2011.

M. Moubarak était autrefois apparu invincible. Il avait survécu à de multiples tentatives d’assassinat, il était resté au pouvoir plus longtemps que quiconque depuis que Muhammad Ali Pacha, le fondateur de l’État égyptien moderne, avait réprimé une vague de terrorisme des fondamentalistes islamiques et semblait même défier la gravité de l’âge.

Mais son édifice de pouvoir s’est avéré fragile et dépassé, construit sur un régime fort, le copinage et une alliance avec l’Occident. Il a finalement été démoli par l’onde de choc de l’agitation populaire dans le monde arabe – les appels à la démocratie, à l’État de droit et à la fin de la corruption – que l’on a fini par appeler le printemps arabe.

Il a été contraint de démissionner le 11 février 2011, après 18 jours de protestations, lorsque le public égyptien s’est déversé dans les rues par millions, privant d’autorité un homme qui avait été assimilé à un pharaon des temps modernes.

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Written by L'Express

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